
José María de Heredia y Girard
(1842-1905)
Andromède au Monstre La Vierge Céphéenne, hélas! encor vivante,
L'Océan monstrueux que la tempête évente
Tel qu'un éclat de foudre en un ciel sans éclair,
car elle a vu, d'un vol vertigineux et sûr,
|
Le ravissement d'Andromède D'un vol silencieux, le grand Cheval ailé
Ils vont. L'Afrique plonge au gouffre flagellé,
Et le vent gonfle ainsi que deux immenses voiles
tandis que, l'oeil au ciel où palpite leur ombre,
|
Persée et Andromède Au milieu de l'écume arrêtant son essor,
Sur l'étalon divin, frère de Chrysaor,
Il l'embrasse. La houle enveloppe leur groupe.
mais Pégase irrité par le fouet de la lame,
|